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Le théâtre de masques magique vous présente ses vœux pour 2016

Exposition personnelle du 18 septembre au 8 octobre 2015

participation expo collective 12 mai - 31 mai 2015

éduquons à la paix

Ne rien attendre !

Moule à gaufre bio ou babiroussa sacré ???

Abolition des armes nucléaires

Moule à gaufre bio ou babiroussa sacré ???

Septembre 2010

L’été fut assez pauvre en événements masqués, et puis, couché dans mon 7ème grâce à une lombalgie sévère, je n’ai guère pu profiter d’août à Paname. Bise à l’œil à tous. L’enfer, ce n’est pas les autres car l’être humain est tout le temps seul. Cependant, il a la chance d’avoir l’esprit peuplé de rêves : certains sont optimistes, d’autres sont pessimistes et angoissants ou consternants et d’un ridicule consommé. Toutefois, l’être humain peut être particulièrement isolé et la société présente des travers toujours désagréables. Du fait, de l’omniprésence des marchandises technologiques et des pseudo activités afférentes. La négation commerciale et propagandiste de la lutte des classes entraîne ses corollaires élitistes. La présence de tous les miséreux où chacun est sur socialisé et en même temps égoïste individualiste, côtoient une obsession sexuelle séparée de la réalité sensible à un état d’esprit consumériste morbide qui oscille entre une haine de soi et des autres autodestructrice et une volonté de puissance sadomasochiste productiviste. En outre, si le littérateur conçoit les autres comme un enfer ; c’est qu’il reste scotché à la recherche d’identité sociale et de communauté tribale que cela soit la religion, l’ethnie, les opinions ou tout simplement l’affichage d’une appartenance à un groupe de mode vestimentaire.

« L’Enfer est pavé de bonnes intentions ».

Maître Tchouang dans ses Œuvres s’exprime ainsi : « L’homme authentique de jadis avait un sommeil sans rêves, un réveil sans tourments, une nourriture sans saveur. Profonde, profonde était sa respiration ! L’homme authentique respire avec ses talons, l’homme ordinaire respire avec le gosier. Et quand, humilié, il plie l’échine, les paroles qu’il a dû avaler lui restent en travers de la gorge. Ses désirs sont aussi intenses que son ressort vital est flageolant. »

De l’amour et des désirs authentiques ne restent que les fantasmes hygiéniques et les fabulations perverses narcissiques de nos contemporains qui prennent les incubes et les succubes de leurs rêves pour la réalité foutraque de la « bonne communication » enseignée par leurs maîtres en communication. Ces maîtres en communication sont des initiateurs de pactes diaboliques ainsi que les nomme la belle langue que nous ne pouvons guère pratiquer. Alors que la novlangue française nous somme de nous soumettre à la pratique de la langue aseptisée et logorrhéïque du Web 0.2,, et bientôt du Web 0.3 infernal, au lieu de dialoguer et de partager entre êtres humains avec humanité de façon non utilitariste mais avec un intérêt vertueux. Vivre avec des hommes et des femmes authentiques qui ont fait le lien entre l’Homme et le Ciel est devenu un parcours du combattant non-violent en résistance à l’oppression et à sa propagande. Cet être un peu plus authentique développe une communication d’une violence non-violente afin de ne pas courir après des jouissances factices et des relations au monde jetables. Ce « bon commerce » est une soif et une faim de vie dans la construction de relations poétiques et matérialistes au monde. La communication authentique côtoie la violence sublimée et la non-violence relationnelle. Mais, c’est une communication d’une violence non-violente car comme le geste ouvrier sur la matière concrète, le combat d’art martial fairplay, l’étreinte amoureuse de deux êtres, la controverse passionnée entre des êtres aimant le dialogue et assumant les conflits. Cette communication est d’une violence non-violente car elle conjugue le jeu dialectique du corps en fonction et la verbalisation orale ou le silence et l’écoute dans tous les tons de la sympathie à l’empathie et même à l’antipathie sur la gamme de la relation humaine aux corps et à la matière. Elle est agressivité tempérée ainsi ce sont : parades amicales d’esquive combattante et mouvement collectif à deux ; ou, à plus nombreux, belles randonnées et dérives psychogéographiques, beaux gestes ouvriers et de couturières, belles manières courtoises, paroles claires et lucides.

Le langage oral est un outil qu’utilise peu le masque. D’une part, car il est asexué au sens du genre ; et d’autre part, il n’oralise que des borborygmes et des diatribes en langue caoutchouc. De ce fait, ce sont les yeux et le corps qui porte le masque qui expriment le dérisoire de nos certitudes et le doute sur les dogmes. Que ce soit par la tristesse ou le rire, le masque conteste l’ordre établi et la servitude involontaire.