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Folie ou non-folie

Poème numéro 1

Poème numéro 2

Mesdames, Messieurs les législateurs...

Mesdames, Messieurs les législateurs...

Mesdames, Messieurs les législateurs, de la gauche thermidorienne ou de la droite bonapartiste, vous êtes des cons car vous pondez des lois pour codifier, normaliser, cadrer, surveiller les rapports humains. Les êtres humains du peuple des gens ordinaires sont des esclaves salariés ou des artistes, artisans, professions libérales et commerçants indépendants, esclaves du rapport de clientèle à l’argent ; nous sommes tous des auto entrepreneurs de notre misère, de notre décervelage et de notre soumission à vos lois, car à part travailler, consommer et obéir que proposez-vous hors s’assumer matériellement dans l’hypnose des marchandises, des objets et des choses promis comme substituts aux plaisirs libres, équitables, justes, solidaires assumés dans l’autonomie du vivant par des liens réciproques de responsabilité et de reconnaissance ?

En effet, vous rayonnez de mépris pour le peuple des gens ordinaires. Que ce soit la clique de Nicolas S. Napoléon III bis ou que ce soit cette gauche rose défaite, communicationnelle et prosélyte ; vous êtes les corps constitués, de la Noblesse, de la Bourgeoisie et du Clergé républicains qui légifèrent contre la Liberté et pour le commerce et l’industrie de vos amis nantis avec des doses calculées de questions sociales « bottées en touche » ou vous rognez sur les acquis sociaux des luttes du passé,comme si les sens humains et le Sensible étaient séparés des êtres et de leurs œuvres, leurs activités, leurs engagements collectifs. Cependant, si le culte de l’argent facile concurrentiel et du progrès technologique vous fascine. Vos lois par votre appareil de propagande veulent nous les faire accepter sous la domination de votre pouvoir de législateurs supposés éclairés. Alors que ce n’est qu’une façon totalitaire de vouloir faire notre malheur avec notre approbation d’électeurs qui ne savent plus où donner de la tête car à la non-violence de nos votes vous répondez par la violence de votre police, votre contrôle et de vos lois. Vos lois font du vieux Monde et de la Nature : une société de flics et de voyous et un environnement artificiel, urbanisé, bétonné et centralement pollué. La nature humaine est parquée et distraite par des loisirs kitch et un labeur dont le sens s’est perdu dans des espaces surveillés.

Mesdames, Messieurs les législateurs, l’Esprit des Lois est bafoué par vos profits financiers, vos encouragements à l’élite technophile et vos états d’âme étatistes. Vous créez des lois non pour juger des délits mais pour fixer un cadre à notre acceptabilité d’une société marchande technologique libérale de surveillance. Vous nous présumez coupables d’esprit de révolte et rébellion qui serait contraire à votre éthique du commandement autoritaire que vous nous imposez. Elus du suffrage universel vous vous percevez ainsi autoproclamés ; alors que l’élection n’est qu’une délégation démocratique mais vous avez fait de la démocratie une vaste foire d’empoigne dérisoire et totalitaire. Notre désobéissance est non-violente, policée et joyeuse quand elle n’est point étourdie par vos petits jeux mesquins et vos manoeuvres morbides. Elle n’a rien d’illégaliste car nous avons une longueur d’avance du vivant autonome et responsable sur vos lois et vos jugements qui font appel à l’angoisse et à la paranoïa du Pouvoir dirigiste autoritaire et communicant logorrhéique ainsi qu’à l’obsession compulsionnelle et triviale de la possession financière mobilière et immobilière.

Il en est ainsi du désir de la régularisation des sans-papiers comme des Lois de l’Esprit dans une société où l’esprit des lois est surtout devenu un désir de lois et de contrôle contre tous les gens ordinaires au mépris des besoins de la collectivité ; et toujours plus de lois dans une société sans esprit ni d’œuvre commune. Trop de lois tue les lois et quand il n’y a plus d’esprit dans les lois parce que les lois sont devenues sans esprit, ce n’est plus l’esprit des lois qui règne mais la tyrannie. A propos de la liberté : La liberté individuelle est une abstraction car il faudrait viser la liberté collective pour satisfaire les besoins de tout un chacun. La sobriété des uns est souvent contrariée par la consommation technologique ostensible et boulimique des autres.